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Pollutions

Les composés organiques semi-volatils (COSV)

Les composés organiques volatils (COSV) : des polluants émergents présents dans l’air et les poussières

Les composés organiques semi-volatils, appelés également COSV, font l’objet d’une attention croissante depuis une dizaine d’années. Utilisés dans de nombreux produits et matériaux du quotidien, ils sont émis dans les bâtiments par dispersion lors de l’usage, par évaporation ou abrasion. Du fait de leurs caractéristiques physico-chimiques, ces composés se répartissent à la fois dans l’air, en phases gazeuse et particulaire, et dans les poussières déposées au sol, sur le mobilier et les objets.

Les COSV sont représentés par une multitude de familles chimiques

Les COSV incluent des substances de différentes familles chimiques parmi lesquelles les phtalates, les polychlorobiphényles, des composés organochlorés, organobromés et organophosphorés, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les pyréthrinoïdes, les phénols et alkylphénols, les muscs synthétiques, les parabènes, par exemple. Par ailleurs, ces substances ont des propriétés très variées ; elles sont utilisées comme insecticide, ignifugeant, plastifiant, conservateur, antisalissure, etc. Ainsi, elles sont intégrées depuis les années 1970 dans de nombreuses applications industrielles. Dans les environnements intérieurs, elles peuvent ainsi être présentes dans les revêtements, les isolants, les produits de traitement du bois, les textiles, les appareils électriques et électroniques, les insecticides, les antiparasitaires animaux et humains, les produits d’entretien, les produits cosmétiques et de soin, les ustensiles de cuisine, etc.

Les COSV peuvent persister durant plusieurs années dans l’environnement intérieur

Les matériaux et produits émettent dans l’environnement intérieur les COSV qu’ils contiennent par dispersion lors de l’usage (insecticide en aérosol par exemple) ou par évaporation ou abrasion. Certains composés organiques semi-volatils peuvent persister dans l’environnement intérieur lorsque les phénomènes de biodégradations y sont absents. Des composés interdits en France depuis plusieurs années peuvent donc être présent dans l’environnement intérieur et méritent une attention particulière.