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Pollutions

Les fibres minérales artificielles

Les fibres minérales artificielles

Les fibres minérales artificielles sont des fibres autre que l’amiante telles que laine de verre, laine de roche, fibre céramique réfractaire, fibre d’alumine, etc. Elles constituent les laines isolantes (laine de verre, de roche, etc.) utilisées pour l’isolation phonique, thermique ou électrique. Elles ont bien souvent remplacé l’amiante interdit en France depuis le 1er janvier 1997. On peut également retrouver les fibres minérales artificielles dans les revêtements de sol ou muraux.

Fibres céramiques réfractaires vues par microscopie électronique /@INRS

Paroi d'un four contenant des fibres céramiques réfractaires (ou FCR) / © Gael Kerbaol

Le bâtiment, source multiple de fibres minérales artificielles

Les fibres minérales provenant des laines d'isolation peuvent être libérées dans l'air lors des manipulations liées à leur mise en place ou à leur enlèvement. Ces isolants peuvent se trouver dans les combles, les greniers, en toiture, dans les doubles cloisons murales, les faux plafonds et parfois dans les gaines techniques qui relient les étages.

Des effets suspectés sur la santé

Les fibres des laines sont des irritants pour la peau et les yeux et peuvent provoquer des allergies cutanées et respiratoires. Elles ont été classées comme cancérogène possible chez l'être humain. Une des portes d’entrée des fibres minérales artificielles dans l’organisme est l’appareil respiratoire. Les nouvelles fibres mises au point sur le marché ont une persistance dans l'organisme plus faible, ce qui leur permet de ne plus être classées cancérogène par la réglementation.

Quelques conseils pour limiter la dispersion des fibres minérales artificielles dans l’air intérieur

Afin de limiter l’exposition aux fibres minérales artificielles, il est conseillé de vérifier que la laine de roche ou la laine de verre qui isole le bâtiment (isolation phonique, acoustique ou thermique) est elle-même isolée des pièces. De plus, il est vivement recommandé de vérifier que ces isolants n'ont pas été installés en vrac dans les faux plafonds qui ne sont pas toujours isolés des pièces habitables (ouverture de spots d'éclairage par exemple). La ventilation, mécanique ou naturelle, se chargerait alors de disséminer dans le bâtiment les poussières fibreuses émises par ces isolants.