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Publié par OQAI Le 03/01/18

ÉTUDES

Hiérarchisation des polluants

Pourquoi faut-il hiérarchiser les polluants de l’air intérieur ?

Aujourd’hui, le recours aux méthodes de hiérarchisation est de plus en plus fréquent pour classer les substances potentiellement présentes selon le risque encouru, qu’il soit environnemental ou sanitaire. Les polluants de l’environnement intérieur sont nombreux et ne présentent pas tous un intérêt équivalent en termes de santé publique, et la mesure dans l’air intérieur de l’intégralité des composés chimiques existants est techniquement et financièrement impossible. La hiérarchisation permet également d’identifier les polluants émergents pour lesquels les données d’exposition sont actuellement insuffisantes.

80 substances ont été proposées pour la future campagne « Logements 2 »

Un total de 2 741 substances a été recensé, soit 1 715 nouvelles substances par rapport à la dernière hiérarchisation des polluants de l’air intérieur de l’OQAI (2010). Parmi celles-ci, le modèle de scoring a permis l’identification de 254 substances dangereuses, potentiellement présentes dans l’air et les poussières intérieures. Une liste restreinte de 80 substances a été proposée.

Une nouvelle hiérarchisation en cours en vue de la prochaine campagne nationale « Logements 2 »

2019 sera marquée par le lancement de la seconde campagne nationale « Logements » de l’OQAI avec une phase pilote prévue à la fin du premier semestre. C’est dans ce contexte qu’une nouvelle hiérarchisation des polluants de l’air intérieur est menée. L’objectif est d'identifier les nouveaux polluants d’intérêt sanitaire possiblement présents dans les logements et d’en sélectionner une liste restreinte pour la mesure de la qualité de l’air intérieur des logements de la nouvelle campagne.

Une nouvelle méthode de hiérarchisation en fonction des catégories de danger

Un recensement des substances potentiellement présentes dans l’air intérieur et dans les poussières déposées constitue la première étape de ce travail. Sur la base des travaux antérieurs de l’OQAI ainsi que d’une revue bibliographique, une liste de substances à considérer a été établie.

Un inventaire des méthodes de hiérarchisation existantes a ensuite été conduit donnant naissance à un nouveau modèle de hiérarchisation. Ce modèle prend en compte la dangerosité potentielle d’une substance grâce à l’attribution de scores en fonction de catégories de danger. Six classes d’effets chroniques sur la santé humaine ont été retenues, inscrites pour la quasi-totalité dans le règlement CLP [(CE) nº1272/2008].

Enfin, sur la base d’arguments de faisabilité métrologique, de volatilité et d’existence de valeurs guides, une sélection des substances à inclure dans la prochaine campagne « logements » a été réalisée.