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CAMPAGNES

Inégalités socio-économiques et qualité de l’air intérieur dans les logements

Une étude sur les inégalités socio-économiques des ménages français et leur impact sur la QAI

A partir d’un échantillon de 567 logements issu de la première campagne nationale « logements », une analyse a été menée sur les relations entre les statuts socio-économiques (SSE) et la qualité de l’air intérieur (QAI) qui étaient, jusqu’alors, peu étudiées. Des informations sur le statut socio-économique des ménages (structure du ménage, éducation scolaire, revenu, profession, etc.), sur les caractéristiques du bâtiment, ainsi que sur les habitudes et les activités des occupants (tabagisme, cuisine, nettoyage, etc.) ont été recueillies au moyen de questionnaires.

Le statut socio-économique a un impact sur la qualité de l’air intérieur

Couplées aux concentrations de trente paramètres chimiques, biologiques et physiques mesurés dans l’air intérieur, ces informations ont permis de mettre en lumière, pour la première fois en France, des associations entre le statut socio-économique (SSE) et la qualité de l’air intérieur. L'analyse a montré que les logements des ménages les plus riches avaient généralement des concentrations plus élevées de formaldéhyde, d'acétaldéhyde et de perchloroéthylène, et des concentrations plus faibles de BTEX (benzène, toluène, éthyl-benzène et xylène). Aucun facteur de SSE n'a été observé pour influencer les niveaux de PM2,5 ou la contamination fongique active, les activités des occupants et les caractéristiques du bâtiment ayant le plus d'effet. L'humidité relative absolue et la date de construction des logements sont également les facteurs prédictifs les plus importants du formaldéhyde. Enfin, le tabagisme est un facteur important pour les concentrations d'acétaldéhyde et de PM2,5, ainsi que pour le risque d'un indice de contamination fongique positif.