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Qualité de l'air intérieur dans les écoles et les crèches

Enquête nationale sur la qualité de l’air dans les écoles et crèches : pratiques d’aération et identification des freins à l’ouverture des fenêtres

La majorité des enseignants et des personnels pratique l’aération par ouverture des fenêtres (mais aussi des portes) en hiver du fait d’odeurs intérieures, de la température trop chaude et de sensations de confinement de l’air des salles. Cette pratique n’est actuellement pas faite dans le but d’améliorer la qualité de l’air en école.

Freins à l’aération à l’école : une température trop froide et une absence de besoin d’aérer

Le temps quotidien médian d’ouverture est de 30 minutes avec ou sans systèmes de VMC (présents dans près de la moitié des salles d’activités des crèches et 11 % des salles de classe). Cette aération est faite de façon occasionnelle et selon les besoins des enseignants dans les écoles et par contre de façon fréquente et systématique dans les crèches.

Les freins à l’ouverture des fenêtres les plus cités dans les deux types d’établissements sont les courants d’air, l’absence du besoin d’aérer du fait de la « bonne » perception de la qualité de l’air intérieur et la température trop froide des salles. D’autres raisons ont été évoquées telles que les économies d’énergie de chauffage et la présence de nuisances sonores extérieures dans les écoles, la sécurité et l’état de santé des enfants dans les crèches.

Les principales propositions d’amélioration retenues par le personnel sont de disposer d’une alarme lumineuse permettant de visualiser le confinement de l’air des salles, de faire participer les enfants à l’aération dans les écoles et de modifier les ouvrants à la française en ouvrants oscillo-battants pour éviter les courants d’air.

Découvrez le rapport "Enquête descriptive nationale sur les écoles et les crèches et leurs pratiques d'aération" dans la section "A télécharger" de cette page

Les fournitures scolaires peuvent être source d'émissions de COV

Première étude exploratoire sur les émissions de polluants par les fournitures scolaires

L’impact des fournitures scolaires et des produits d’entretien sur la pollution de l’air des salles de classe a été très peu étudié dans le monde et en France en particulier. Dans le cadre de son programme de travail « Lieux de vie fréquentés par les enfants », l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) a réalisé une étude exploratoire visant à caractériser les émissions de composés organiques volatils (COV) et d’aldéhydes issues de produits liés aux activités scolaires et des produits d’entretien utilisés dans les salles de classe. Vingt-trois produits ont été retenus afin d’être évalués en chambre d’essai d’émission (19 fournitures et 4 produits d’entretien).

De nombreux COV sont émis lors des activités scolaires

Les résultats des essais d’émission montrent que de nombreux COV sont émis lors de l’utilisation de produits liés aux activités scolaires et qu’ils sont très variés. Des émissions de benzène et d’hexane ont été mesurées à des niveaux plus faibles que celles d’autres COV : n-butanol, propylène glycol, 2-éthylhexanol, 2-butoxyéthanol, méthylisobutylcétone (MIBK), par exemple. Certaines fournitures scolaires testées, comme la peinture acrylique, l’encre de Chine, le feutre effaçable à sec, la gouache liquide et la peinture vitrail, ont attiré l’attention car les émissions de certains COV et/ou aldéhydes étaient plus élevées que pour les autres produits testés.